L'instabilité sécuritaire qui sévit au Sud-Kivu dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) perturbe la prise en charge et la surveillance des patients et cas suspects de la variole de singe ou Mpox.

Des malades n'arrivent pas à joindre les quelques centres de traitement d'une part, et d'autre part, le personnel soignant et d'autres partenaires sanitaires ne savent pas suivre les patients suite aux affrontements entre des rebelles et des éléments Wazalendo signalés régulièrement dans plusieurs coins du Sud-Kivu.

Dans une interview accordée à TERRANOVA.CD samedi 05 juillet 2025, Justin Bengehya, responsable du bureau en charge de la surveillance épidémiologique, recherche et communication à la division provinciale de la santé au Sud-Kivu (DPS), indique que certains malades ne sont pas notifiés suite à la crise sécuritaire en province.

Il renseigne que des cas de la variole de singe augmentent car certains malades ne sont pas suivis.

" l'évolution de la courbe des cas a une tendance ascendante depuis la 26ième semaine. Cela suite à l'instabilité sécuritaire dans la région, il y a probablement des malades qui ne sont pas notifiés et la surveillance pose des soucis. Certains partenaires qui nous aident dans la prise en charge médicale se sont également désengagés suite au conflit sécuritaire dans la région. Tous ces aspects font à ce qu'on n'arrive pas à riposter cette maladie dans toutes les zones de santé au même rythme", a-t-il expliqué.

Justin Bengehya souligne que depuis janvier 2025, 12.990 cas suspects de la variole de singe ont été notifiés au Sud-Kivu dont 13 décès. 

Il rappelle que la prise en charge est gratuite et invite les patients à se rendre dans les centres de traitement le plus tôt pour réduire le risque de décès.

Rédaction, TN-DCK


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