Pour une ville de Bukavu plus écologique, le mois vert, mois de plaidoyer et d’activités environnementales, a été lancé dimanche 1er mars 2026 sous l’impulsion du Bureau de la Coopération Suisse en RDC.

Cette initiative a été créée après un constat désastreux sur la situation environnementale à Bukavu.

Dans une conférence de presse tenue ce jeudi 5 mars 2026 à Bukavu, Thomas Jenatsch, Chef de Coopération Internationale au bureau de la coopération suisse en RDC, indique avoir constaté à chaque tombée des pluies à Bukavu, le lac Kivu chargé des déchets et des bouteilles qui couvrent les plages de la ville et bouchent les turbines du barrage hydroélectrique de Ruzizi 1er.

Outre cela, après chaque pluie, des routes urbaines sont transformées en rivière suite aux inondations, les eaux emportent des citoyens et leurs biens, des arbres coupés, les espaces verts devenus inexistants et des collines érodées ou érosionnées.

« Face à cette dégradation et aux conséquences qui en découlent, nous avons estimé que c’est urgent d’agir. Cette dégradation de l’environnement comporte également des risques sanitaires graves. Cette situation est aggravée par l’absence d’un plan stratégique et d’une prise de conscience de la population et des autorités pour prendre des mesures durables afin de freiner la dégradation environnementale. Il y a eu peu d’actions concrètes pour faire face à ces défis.  Il est donc temps d’agir et nous nous sommes dit d’essayer de rassembler toutes ces énergies positives de la ville pour faire face ensemble aux défis de l’environnement. Ainsi le concept du mois vert a été développé », a-t-il expliqué.

Le Chef de Coopération Internationale au bureau de la coopération suisse en RDC, Thomas Jenatsch, précise que le mois vert vise à sensibiliser la population et les autorités sur les défis environnementaux, renforcer le débat et le plaidoyer pour promouvoir une ville qui protége ses espaces verts et développe un système pour gérer ses déchets de façon écologique mais aussi mobiliser les citoyens pour des activités et des journées d’actions.

Impulsé par la coopération suisse, le mois vert est porté par 12 organisations de la société civile, des grandes universités de la ville, des médias et des artistes.

Parmi les activités principales du mois vert figurent la plantation d'arbres sur la colline Nyakavogo, Elakat et vers Lycée Wima, ISDR, ITFM pour réduire le glissement qui affecte déjà le tronçon routier Lycée-Sosame, des conférences des académiciens et des séances de sensibilisation des élèves sur la gestion de déchets, la pollution du lac Kivu, et la dégradation de l’environnement, une émission publique sur la gestion des déchets et un concours des meilleures idées pour protéger l’environnement. 

Des arbres seront également distribués à certaines personnes qui disposent des espaces, car un arbre planté, un éboulement évité, dit-on.  

Le bloc média, où TERRANOVA.CD travaille aux cotés d’autres médias, se concentre dans la sensibilisation des habitants à travers des spots éducatifs, des émissions radio et télé, une émission publique projetée le dimanche 22 mars au stadium de Buholo 4 et la couverture médiatique de toutes les activités des organisations et universités.

Pour une communication adaptée à l’environnement, le mois vert a été précédé par une formation des journalistes sur les défis environnementaux, a rappelé, Marie-Louise ISSANDA Tabena, Chargée de Programme Gouvernance au bureau de la coopération suisse en RDC.

Les artistes vont produire des outils digitaux de communication, une bande dessinée de sensibilisation, des panneaux publicitaires avec des messages de sensibilisation et vont exposer des œuvres d’art à base des déchets.

La population est ainsi appelée à s’approprier toutes ces activités du mois vert et à faire de cette initiative de la coopération suisse, une culture permanente de la protection de l’environnement.

Rédaction, TN-Déogratias Cubaka


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