Les problèmes de la population de la ville de Bukavu, Chef-lieu du Sud-Kivu s'intensifient du jour le jour depuis l'occupation rebelle en février 2025.
Si certains habitants civils meurent par arme à feu, bombardements et autres engins explosifs, d'autres encore meurent suite au manque d'eau potable et de médicaments.
Manque d'eau potable à Bukavu
L'accès à l'eau potable devient de plus en plus difficile dans la ville de Bukavu.
Face à une demande croissante, la Regideso, société en charge de la distribution d'eau ne parvient toujours pas à répondre à ce besoin suite aux nombreux défis financiers, d'approvisionnement en intrants et des conduites. Ces défis persistent surtout depuis le début de la crise sécuritaire actuelle.
Dans plusieurs avenues à Kadutu et Ibanda, des femmes et enfants se réveillent tôt pour chercher cette ressource vitale, parfois à des kilomètres de leurs maisons.
Des files d'attentes sont observées ici et là, et prennent des heures. D'autres habitants se retrouvent contraints de se tourner vers des sources alternatives, parfois insalubres, comme le lac kivu, des puits d’eaux souterraines " Bizola" ou autres sources, augmentant ainsi les risques de maladies.
Le manque d'eau potable conduit ainsi à la propagation de maladies hydriques comme le choléra, la diarrhée, les infections et la dysenterie, affaiblissant les populations et augmentant la mortalité.
L'accès à l'eau potable est encore plus un calvaire pour les populations déplacées signalées surtout en territoire de Kabare, Kalehe, Walungu, Idjwi et Uvira suite à la crise sécuritaire.
Le taux de mortalité lié à la carence d'eau potable prend déjà une tendance croissante.
Il est donc essentiel d'agir pour assurer un accès durable à l'eau potable, surtout dans les zones de conflit et de crise humanitaire.
Manque de médicaments.
La rupture de stocks en médicaments persiste également dans plusieurs structures médicales depuis le début de la crise sécuritaire que connaît la partie Est en République démocratique du Congo.
Plusieurs patients décèdent suite à cette situation.
D'après une étude du comité international de la croix rouge publiée en juin 2025, la rupture en médicaments affecte de millions de personnes.
Des structures médicales ne parviennent plus à s'approvisionner en médicaments suite à l'instabilité sécuritaire.
A l'en croire, 3 sur 5 structures de santé ont connu des pillages depuis l'intensification du conflit.
La population de la ville de Bukavu en particulier et de la partie Est en République Démocratique du Congo est ainsi exposée au risque de décès suite au manque d'eau et de médicaments.
Rédaction, TN-DCK