Depuis un moment, des acteurs socio-politiques du Sud-Kivu débattent sur la problématique de la gestion des déchets dans la ville de Bukavu. Ces déchets considérés souvent comme causes de certaines catastrophes dont les inondations et tous ses corolaires et la destruction de l’environnement.

 CONTEXTE

Des études scientifiques prouvent que la ville de Bukavu produit, à elle seule, plus de 890 tonnes de déchets par jour. La ville de Bukavu étant en pleine explosion démocratique, cela est justement normal. Cependant, la gestion de ces déchets mérite une approche stratégique bien peaufinée. Des déchent pullulent ici et là dans la ville, le lac pollué, des caniveaux et égouts bouchés, des bouteilles font désormais un décor ridicule de la ville.

Des initiatives décrétées par l’autorité urbaine demeurent moins efficaces. Le « Salongo dit obligatoire » de chaque samedi n’a aucune mesure d’accompagnement. Ici et là, des jeunes se limitent à déboucher des caniveaux et déversent les mêmes déchets sur la chaussée. Cela conduit au rejet dans l’air de gaz à effet de serre.  A certains endroits, quelques déchets trouvent la petite chance d’être évacués le même jour ou quelques jours après. On a comme l’impression, que la question s’arrête à l’évacuation. Ainsi, des questions se posent ; ces déchets sont évacués où et pour quelle finalité ? Stockage, incinération, réutilisation ou recyclage ?

Des gens pensent que le Salongo c’est seulement sur les artères principales de la vie. Plusieurs personnes restent à la maison, sans rien faire jusqu’à 10H, pas même un Salongo à la maison. Des voitures des privés et des véhicules de transport en commun sont interdits de circuler, tous les conducteurs n’attendent que 10h pour vaquer à leurs occupations, c’est irréfléchi et un manque à gagner pour l’économie de la province, et même pour la population. Tenez, un conducteur d’un bus de transport en commun peut facilement gagner près de 50.000 FC de 6h à 10h, acheter du carburant dont un montant donné revient dans le trésor public. Finalement, là où il devrait consommer 15 litres ou 20 litres par jour, il ne va que consommer 10 litres, parce qu’il était contraint de ne pas travailler avant 10H. il y a d’autres activités qui sont paralysées, un malade qui doit se rendre à l’hôpital traine d’y arriver faute des moyens de transport, d’autres besoins où des produits devraient être achetés pendant ce temps restent en souffrance car les marchés, boutiques et magasins sont fermés.

PISTES DE SOLUTION

Au regard de cette problématique très complexe déjà, les mesures suivantes peuvent être envisagées :

a) Instaurer une taxe « gestion des déchets ». Aucune interdiction de circulation ne sera faite car tous ménagent et conducteurs sur la voirie urbaine payeront selon une période qui sera définie par les autorités. Les fonds mobilisés seront affectés à la gestion de déchets de la collecte jusqu’au recyclage possiblement et payer ceux qui se chargent de cette question chaque semaine (création de l’emploi)

b) Interdire le rejet de déchets solides et surtout plastiques sur les artères principales, même dans les avenues, prévoir des amandes aux contrevenants et les arrestations

c) Imposer une taxe aux importateurs des produits aux emballages en bouteille plastique ou aux entreprises productrices pour décourager cette pratique

d) Rendre obligatoire l’abonnement des ménages aux services de collecte des déchets

e) Encourager l’économie de la fonctionnalité

f) Encourager la consommation responsable et éviter le gaspillage

g) Encourager la consommation des produits au label environnemental

h) Sensibiliser et éduquer la population

i) Encourager le tri des déchets à partir des ménages

j) Etc

Le coût de l’inaction est supérieur au cout de la mise en place d’un système efficace de gestion de déchets, sauvons notre planète, sauvons notre pays et sauvons notre ville

Bien à vous

Déogratias Cubaka

Journaliste, DDH et enseignant

Research-lecturer in economics and management

MSc student in economics applied to environment and climate change


Commentaires (1)

  1. Oda

    C’est bien tout ceci,mais est-ce que les autorités voient comment on fait le salongo ailleurs,c’est pas interdir la circulation de 8h à 10 h00 qui poussera les gens à faire le salongo mais c’est le suivi,les gens restent juste à la maison ou dans leurs véhicules et attendent que 10 h00 sonne pour circuler,si seulement on obligeait chacun de descendre et faire quelque chose ça pourrait être bien.et qu’après des véhicules pour récupérer tous les déchets passent la ville peut espérer être propre un jour

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