Plusieurs semaines après l’ultimatum d’un mois accordé à tout ménage pour s’abonner à un service public de gestion des déchets, cette décision du ministre provincial en charge de l’environnement, Didier KABI, peine à être appliquée et demeure piétinée.
Alors que le gouvernement provincial voulait ainsi renforcer les mesures d’assainissement et de gestion rationnelle des déchets dans la province du Sud-Kivu, plusieurs habitants de Bukavu semblent tourner le dos à cette initiative.
Dans une note circulaire publiée, le ministre provincial en charge de l’environnement et économie verte, LUGANYWA BASHIZI Didier Kabi, avait même obligé les entreprises commerciales, les établissements publics et privés et tous les ménages du Sud-Kivu à une gestion rationnelle des déchets à travers la mise en place des poubelles avec tri et séparation des déchets, mais cela ne s’applique en globalité.
Les sanctions promises aux contrevenants étaient-elles juste une intimidation ? quelles sont les mesures d’accompagnement qui avaient été prises pour rendre efficace cette décision ? la population du Sud-Kivu comprend-t-elle l’importance de s’abonner au service public de gestion des déchets ?
Dans l’opinion, des observateurs montrent souvent que les autorités du Sud-Kivu prennent des décisions précipitées sans pour autant attaquer le vrai problème à la base.
Le ministre Didier KABI avait même rappelé, à travers sa note, que chaque citoyen a l’obligation de payer la taxe d’assainissement, enlèvement d’immondices et ordures ménagères. Mais qui gère cette taxe ? elle est collectée par quelle entité et pour quel montant ? le flou règne et la bonne volonté de l’autorité ayant en charge l’environnement et l’économie verte se constate comme le vent dans l’air.
TERRANOVA.CD avait tenté en vain, auprès du ministre sectoriel, la précision sur le montant et les modalités de paiement de cette taxe, mais via une communication sur WhatsApp, le ministre avait lu notre question mais n’avait pas donné de suite.
Il sied de signaler que la gestion des déchets dans la province du Sud-Kivu et particulièrement dans la ville de Bukavu demeure un problème complexe et tourmente plus d’un.
Des défenseurs de l’environnement ne cessent d’inviter la population à changer les comportements afin de protéger notre environnement à travers aussi l’application des décisions des autorités sectorielles.
Rédaction, TN-DCK